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Nous proposons des documents, extraits ou non de bulletins, ayant un rapport avec les thèmes chers à l’association, ou des outils qui enrichiront et faciliteront le travail de celles et ceux qui s’intéressent au Marensin.

RUBRIQUE ... A BRAC !


Bibliographies, extraits d'articles du bulletin, articles dans leur version intégrale, et pour le moment ... En vrac ! Nous vous proposons ici quelques textes choisis  dont vous trouverez l'intégralité dans nos bulletins, éditions, ou dans les références mentionnées. Bonne lecture !


Sommaire


1) Extraits de l'ouvrage de Christiane Audy Baudouin, Le rose de la crevette, mis en forme par Françoise et Vincent Lagardère.


2) Résumé de l'article de Philippe Jacques, relatif aux recherches archéologiques à Vielle Saint Girons (résumé de JJ Lagardère).

La tempête Klaus est passée par les Landes et reste dans les mémoires.


 Nous vous présentons ici un extrait de l'oeuvre de Christiane Audy Baudouin (2011) Le rose de la crevette. Roman, LePhénix heureux éd., 170 p.

JACQUES, Philippe (2011). Production de poix à la période antique. Le site de Petre de Bin à Vielle Saint-Girons. Mémoire en Marensin, N° 22, pp. 123-134.

Mots-clés : goudron végétal ; unité de production ; dolium unique ; Aquitaine ; Bas Empire ; IVe siècle.

L’étude du site de Petre de Bin (Vielle Saint-Girons) contribue aux travaux conduits par l’auteur pour analyser les relations entre l’homme et le milieu forestier, de la préhistoire à nos jours. Après une prospection du site en 2010, des fouilles programmées, autorisées par la Commission Interrégionale pour la Recherche Archéologique, ont eu lieu en 2011. Ces fouilles ont démontré la présence de mobilier archéologique dans cinq loci situés au sommet d’une dune de 10-11 m de haut. Quelques fragments de poteries semblent indiquer le Bas Empire (locus 5). La disposition du terrain, les fragments de grandes jarres (dolium à large bandeau rabattu, loci 3, 4 et 5, dolium à bourrelet, locus 5), l’agencement des blocs d’alios, de garluche et de fragments de tuiles agrégés de goudrons (loci 3 et 5), tous ces éléments révèlent un système d’unité de production de poix à partir d’un dolium unique placé au sommet d’une butte, avec soit une mise à feu extérieure pour une combustion indirecte du matériel mis dans la jarre (locus 4), soit une combustion interne à la jarre (loci 3 et 5). L’installation en position haute de dolium unique explique vraisemblablement la rareté de vestiges exposés à l’exploitation du massif forestier. Le site de Petre de Bin se distingue des systèmes de production déjà décrits pour la Gaule : deux dolia superposées, la poix s’écoulant dans la jarre enterrée et le feu étant extérieur à la jarre supérieure, ou des fours à combustion interne. L’auteur relie le site de Petre de Bin, comme les autre sites connus en Aquitaine, à la présence de massifs forestiers, en plaine sableuse et en bordure de côte ou de cours d’eau, emplacements propices aux échanges de ces oléorésines, utilisées depuis l’époque antique pour rendre étanche, notamment, les jarres à huile ou à vin.